Synopsis de Pitch Black :
« Un vaisseau spatial transportant une quarantaine de civils est percuté par une météorite et s’écrase sur une planète inconnue. Les membres de l’équipage périssent dans l’accident, à l’exception de Fry, une jeune pilote, et de quelques survivants. Parmi eux, un imam et ses disciples, un antiquaire, une géologue, une adolescente, le chasseur de Johns et Riddick, un criminel endurcit en cours de transfert vers sa prison. Alors que le petit groupe tente de s’organiser sous un climat aride de jour perpétuel dominé par trois soleils, ils découvrent qu’une éclipse va bientôt frapper la planète, permettant à de monstrueuses créatures nocturnes de se mettre en chasse… »
(Allociné, consulté le 2 nov. 2007)
Synopsis des Chroniques de Riddick :
« Une lourde menace pèse sur l’univers. Planète après planète, les féroces Necrommongers étendent leur empire, ne laissant aux populations conquises qu’une alternative : se convertir ou mourir. Et c’est ainsi que le plus improbable sauveur de la galaxie est tiré de son exil et appelé à la rescousse… »
(Allociné, consulté le 2 nov. 2007)
Pitch Black en a étonné plus d’un lors de sa sortie au cinéma. Les critiques sont un peu plus favorables que pour Les Chroniques de Riddick, mais il reste mitigées. Voulant donner l’impression de retourner dans nos peurs d’enfance avec une nuit sans fin, l’esthétique se trouve à être bien différente des oeuvres classiques. Par exemple, une teinte de bleu est utilisée pour représenter une journée aride avec deux soleils. Étrangement, nous avons vraiment l’impression d’avoir chaud sous cette couleur froide. Les effets spéciaux de Pitch Black sont retenus pour les meilleurs moments. Exemple, lors de l’éclipse qui déclenche le climax de l’oeuvre nous pouvons littéralement assister au levé d’une planète! Le réalisateur David Twohy a tenu à ce que l’histoire soit conté de manière différente. Le scénario insiste sur la paranoïa de certains personnages pour offrir un rythme nerveux. Nous nous demandons tout au long du film qui sera les sauveurs, les victimes et les sauvés. La fin inattendue est un autre point apprécié.


Les Chroniques de Riddick est un film un peu plus décevant. Selon les critiques, le scénario présenterait des faiblesses comblées par des effets spéciaux grandioses. J’écris au conditionnel, car je ne suis pas tout à fait d’accord. Les faiblesses relatées par les opinions sont reliées au fait que ce film est une suite de Pitch Black. Mais, pour bien comprendre, il faut avoir vu ce dernier. Peut-être que le lien entre les deux oeuvres n’est pas assez évident, car lorsque j’ai visionné les Chroniques de Riddick j’ignorais même que Pitch Black existait. J’ai appris cette information lorsque j’ai échangé avec un ami qui en connaissait plus long sur le sujet. Il est certain que si nous n’aimons pas le type de héros capable de tout et presque invincible, ces deux films seront décevants. Un autre avec l’immortalité américaine dirait-on. Par contre, pour un film dans son genre Les chronique de Riddick nous rapporte dans un univers fictif où tout est possible, ou il suffit d’imaginer pour voir la suite. Rappelant les bandes dessinées américaines, le réalisateur a libéré son imagination pour emporter le téléspectateur dans l’histoire.
Parfois, j’ai l’impression qu’un film est automatiquement faible lorsqu’il est une superproduction américaine. Quelqu’un pourrait-il m’expliquer pourquoi toutes ces productions sont, du moins, considérées comme des chefs-d’oeuvre, mais également vues comme des oeuvres manquant de contenu? En bref, les succès hollywoodiens sont-ils bons ou mauvais? Encore, s’agit-il simplement d’un type de film?
Lien vers IMDB:


En bref, les succès hollywoodiens sont-ils bons ou mauvais?
En fait, je crois que cette question est plutôt d’un ordre personnel qu’aléatoire. Les Nouvelles de 17h00 à TVA sont-elles bonnes ou mauvaises? L’émission La Faune le matin sur la radio Énergie est-elle bonne ou mauvaise?
À cet effet, il est primordial de savoir que pour analyser le contenu des diverses productions médiatiques, il faut d’abord se connaître soi-même. Connaître sa culture, ses goûts et ses besoins. Un film n’est pas meilleur qu’un autre, car cela dépend de la relativité que tu y jettes. Personnellement, j’ai aimé ces deux métrages dont tu parles. Toutefois, je me fiche un peu de leur critique. Enfin, je crois que les gens s’approprient trop le terme « critique » comme un vouloir négatif. Toutefois, ce mot devrait être utilisé plutôt comme un atout constructif. Or, dans notre société actuelle, peu de gens le voient du bon côté. As-tu remarqué combien de fois le mot chefs-d’œuvre revient dans un article de critique? L’être humain aime critiquer et se doit de critiquer pour se valoriser d’abord et ensuite nourrir l’industrie pour laquelle il appartient. On cherche que la performance…
Quel est le but ultime du film d’après toi? Certes, moi je le considère comme un divertissement. Oui, je trouve des films moins bons que d’autre, mais j’essaie de prendre ce que je suis capable de prendre et le reste, je le balance. Si tu balances tout le film, c’est que tu n’as rien compris.
Parfois, il est plaisant de connaître l’analyse du scénario, du contexte du réalisateur, du scénariste, de combien d’argent aux box-offices, du pourquoi il à été choisi parmi tant d’autres pour être produit, du savoir si c’est une recette Hollywoodienne, si les acteurs sont connus, du type de film, de la trame sonore… Par contre, tout cela changera-t-il la façon de voir le film? Sûrement que oui! Si tel est le cas, tu te creuses trop la tête à mon avis. Analyser, c’est bien, mais s’abandonner dans un univers autre que le sien, c’est encore mieux!
Le cinéma de répertoire est aussi bon que les histoires hollywoodiennes. Par contre, les histoires hollywoodiennes ne sont pas aussi mauvaises que le cinéma de répertoire! Tout dépend si ton œil a besoin d’un divertissement ou bien d’une analyse en vers quelques choses… Quand penses-tu?
-OrION
Cher Orion,
Tu sembles dire que si un film a comme simple volonté de divertir, la dimension critique se doit d’être évacuée. À ce compte, 50% de la production annuelle de la cinématographie américaine n’est pas “critiquable” (soit plus de 150 films). Je crois que la nuance est de mise dans ce cas précis. En effet, un des objectifs visés dans un certain cinéma (films à succès populaire) est de divertir et d’offrir au public le meilleur spectacle qu’il soit, cependant, ceci n’empêche pas que l’on s’attarde au contenu d’une production. L’analyse de ce type de productions peut se révéler très enrichissante et permettre une meilleure compréhension de la construction du héros, des valeurs idéologiques sous-tendues par le propos, des différents rapports sociaux, etc. Tu as raison de mentionner que l’appréciation d’un film est quelque chose de lier à notre propre subjectivité, à notre propre rapport à la culture, toutefois ceci n’empêche pas d’entrenenir un rapport critique face à ces oeuvres. Divertissement ne doit pas rimer avec abrutissement.
Le Prof
Je pense que c’est maintenant un peu plus clair dans ma tête… Merci à OrION et Le prof d’avoir répondu!
Je comprends maintenant que la critique s’applique à toutes oeuvres qui soit. Il faut simplement qu’elle soit réfléchie et basée sur des faits trouvés lors d’une recherche sur le sujet. Si nous omettons cette étape, il s’en trouve que la critique, basée sur nos simples connaissances personnelles, devient un jugement et n’a plus raison d’être. Avoir son propre jugement sur le monde des arts semble bien difficile maintenant. En fait, est-il possible d’en avoir un? Si nous devons toujours justifier ce à quoi nous pensons, il s’en trouve que notre jugement se modifie sans cesse au fil de nos recherches. Mais alors, qu’est-ce que la critique? Est-ce notre jugement immédiat sur une oeuvre?